|
La sécurité des médecins en chiffres |
|
|
28-03-2009 |
535 agressions de Médecins en 2008
Les médecins ont déclaré l’an dernier à leur« Observatoire pour la
sécurité » 535 incidents (pour la moitié des agressions verbales, une
fois sur dix des attaques physiques), intervenus dans la majeure partie
des cas entre les murs de leur cabinet. Selon l’Ordre, qui publie ces
statististiques, l’année 2008 montre une relative stabilité des actes
d’agression mais les chiffres ne traduisent pas complètement la
réalité, certains médecins renonçant à signaler les faits dont ils ont
été victimes.
Dans le détail, près de la moitié (48 %) des incidents rapportés
l’an dernier étaient relatifs à des agressions verbales, un quart à des
vols ou tentatives de vol, un sur dix à des agressions physiques, un
sur dix également à du vandalisme . Quant à la cause de
ces incidents, elle est due à un temps d’attente jugé excessif par le
patient dans 9 % des cas, à un refus de prescription (8 %), à un
reproche relatif à un traitement (6 %), à une décision médicale
contestée (3 %), à un refus de certificat médical ou d’arrêt de travail
(3 %), à un refus de payer la consultation (3 %), à une incompatibilité
d’humeur (3 %), à un patient venu sans rendez-vous (2 %), ou à une
pathologie mentale (2 %). Enfin, le lieu de l’agression est souvent le
même : le cabinet dans le cadre d’un exercice de médecine de ville dans
61 % des cas, un autre lieu que le cabinet mais toujours dans le cadre
d’un exercice de médecine de ville dans 11 % des cas, et dans un
établissement de soins dans 15 % des affaires signalées. Quant aux
conséquences engendrées par l’incident, elles se traduisent par une ITT
(interruption temporaire de travail) dans 8 % des cas, dont la moitié
pour des ITT supérieures à 8 jours.
.....
Les médecins ne donnent que peu de suite à ces déclarations
volontaires à l’Observatoire. Seuls 37 % d’entre eux ont porté plainte,
tandis que 14 % ont déposé une main courante. Enfin, au sujet des
victimes de ces agressions, l’Ordre note qu’« on
enregistre toujours en 2008 une surreprésentation des médecins
généralistes. En effet, ces derniers qui représentent en France 51 %
de l’ensemble des médecins, sont à l’origine de 62 % des
fiches de déclaration d’incidents. A l’inverse, 35 % des
incidents concernent des médecins spécialistes alors que ceux-ci
représentent 49 % de la population totale ».
..........« ces chiffres ne traduisent pas
complètement la réalité »,
un certain nombre de médecins n’informant pas l’Observatoire des
agressions dont ils sont victimes. Le Dr Jean-François Guyonnard,
coordonnateur du comité de pilotage pour la sécurité des médecins à
l’Ordre, envisage donc d’organiser des actions de sensibilisation et de
formation des médecins qui associeraient policiers, gendarmes et
médecins.
|
|
Dernière mise à jour : ( 28-03-2009 )
|