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Il reste 4 ans pour agir !
« IL RESTE QUATRE ANS POUR AGIR »,
interview du docteur Claude LEICHER,
président de MG France.
   
 
Q : Une année de politique de santé avec la nouvelle majorité et Marisol Touraine aux commandes, quel bilan tirez-vous ?
 
– Nous avions l'année dernière 5 ans pour améliorer l'accès aux soins et organiser les soins primaires : au bout d'un an, le bilan est insuffisant.
Pour l'accès aux soins, l'avenant 8, étend les tarifs opposables pour les patients en ACS, et commence le repérage des dépassements abusifs, les sanctions c'est pour plus tard, avec possibilités d'appels puis de recours devant le tribunal administratif... Pas de tiers payant, pas de parcours de santé à tarif remboursable, alors que la précarité s'étend.
Pour les soins primaires, on attend, sur le terrain, depuis un an. Il ne s'est rien passé. La négociation du financement du travail en équipe aura-t-elle lieu un jour ? Va-t-on se contenter de reconduire le système de l'expérimentation des nouveaux modes de rémunération ? Nous sommes toujours au point de départ de ce chantier par lequel il aurait fallu commencer en juillet 2012. Nos propositions restent sur la table. Nous ne lâcherons pas prise tant que ces réformes structurelles ne seront pas engagées.
Car pour faire ce que Marisol Touraine annonce, le bon usage de l'hôpital, et elle a raison la dessus, il faut d'abord réorganiser les soins ambulatoires autour des soins primaires. Le monde entier s'y met sauf la France. Même les Etats Unis avec la réforme de Barack Obama. Les anglais ont déjà une avance importante sur nous, mais ils continuent à réformer en confiant directement les budgets aux groupes de médecins généralistes.
Que s'est-il passé en France depuis un an ? L'organisation des soins primaires en équipe a été inscrite dans la LFSS 2013. Mais au travers d'une négociation conventionnelle à venir, sans date fixée, alors que la LFSS date de décembre. Je suis également inquiet quand certains nous expliquent que la médecine de parcours se ferait sans aucune référence au parcours de soins organisé par le médecin généraliste traitant : gestionnaires de « cas », gestionnaires de parcours... les projets sans cohérence fleurissent, chaque institution y va de SON projet, de SON système de soins.
 
Q : Certes mais le contexte économique est difficile.
 
– Vous avez raison de le rappeler, mais c'est ce qui motive notre volonté d'accélérer les réformes. Le gouvernement actuel doit faire ce qui n'a pas été fait depuis 2005 : la mise en place du médecin traitant a été faite sans moyen, sans ambition, sans cohérence. Il faut donc rattraper ces 7 ans en partie perdus. Et il n'y a pas d'autres solutions sauf à renoncer à un système de santé solidaire. Mieux organisé, ce système de santé peut produire des soins de meilleure qualité, à un moindre coût. Et les exemples sont nombreux, de la chimiothérapie ambulatoire, à la fin de vie, et au maintien des personnes âgées à leur domicile. Mais pour faire cela il faut déplacer des moyens vers l'ambulatoire. La crise n'empêche pas d'envisager ces réformes structurelles, qui peuvent être faites à coût constant. En d'autres temps et sur un sujet difficile, l'Etat a pris à bras le corps la question de la limitation de vitesse pour réduire la mortalité routière, avec des résultats spectaculaires et au final des économies énormes, moins de mort, moins d'accidents.
Si on organise vraiment les soins primaires, on fera des économies en mettant fin à des situations d'utilisation anarchique du système de soins. La croissance des dépenses de soins n'améliore plus l'état de santé de la population. On voit même l'espérance de vie sans handicap stagner voire régresser. Mentionner la crise comme frein à la réforme, c'est abdiquer toute volonté politique et éthique de faire évoluer le système de santé dans le sens de l'intérêt de la population.
 
Q : Sur l'avenant 8 (sur la régulation des dépassements tarifaires), comment voyez-vous les choses ?
 
– 94% des médecins généralistes sont en secteur 1 et ne sont pas personnellement concernés par les dépassements du secteur 2, encore moins par sa défense. Par contre ils trouvent que leurs patients sont de plus en plus souvent pris en otage par des tarifications qui n'ont aucune contre-partie qualitative : un exemple qui date de cette semaine, tarif sécu 300 €, dépassement 1500 € pour le chirurgien, et 700 € pour l'anesthésiste. Opération de confort ?? Non CANCER DU SEIN !!!  Les syndicats du secteur 2 défendent cette pratique avec une attitude passive de l'assurance maladie qui a laissé les dépassements exploser depuis 2005. MG-France a été le seul syndicat qui a contribué par son vote à la mise en route de l'avenant 8 dès janvier 2013. TOUS LES AUTRES SYNDICATS ont voté contre cette mise en route. Nous avons fait notre part de travail, alors qu'ils se débrouillent ! A eux d'assumer maintenant leurs responsabilités et leurs contradictions !
Plus au fond, sur les dépassements, nous sommes dubitatifs sur l'aspect opérationnel de l'avenant 8. Que certains PU-PH réduisent leurs dépassements est une chose. Mais l'essentiel est ailleurs pour l'accès aux soins, car tout le monde ne va pas voir un PU-PH secteur 2... Les dépassements courants seront au mieux gelés, voire sanctuarisés. La population sera un peu mieux remboursée si son médecin adhère au CAS,  contrat d'accès aux soins, et si ce CAS séduit au moins 1/3 des secteur 2, ce qui n'est pas gagné. Mais c'est parce que le régime obligatoire va augmenter ses remboursements, avec les cotisations obligatoires de tous, qui financeront aussi une part des charges sociales des secteurs 2. Où est l'effort du secteur 2 ?
 
Q : Votre sentiment sur les problèmes de démographie médicale et de risque de pénurie de médecins généralistes ? Progresse t-on enfin ?
 
– Il n'y a pas réellement de sujet de démographie médicale en ce qui concerne les médecins généralistes. Si nous pouvions faire uniquement de la médecine générale, nos 55 heures hebdomadaires suffiraient pour répondre aux besoins de la population.
Le problème tient aux moyens et aux conditions d'exercice de notre métier. Les anglais font davantage de choses que nous avec moins de médecins et le résultat est spectaculaire : 2 points de PIB en moins pour les dépenses de santé, soit 40 milliards d'écart !!!
Ce qui se passe sur le terrain, c'est que les généralistes sont seuls, pas de secrétariat, pas de moyens de suivi des patientèles, pas de moyens pour nous aider à structurer nos cabinets, hormis des initiatives de municipalités, ou d'ARS. En fait, l'État fait des discours, mais les initiatives, ce sont les généralistes qui les prennent en développant le travail en équipe pluridisciplinaire. Les ARS, elles, sont de plus en plus attentives et aidantes par rapport à ces initiatives.
Du côté de l'assurance maladie, par contre, globalement il n'y a pas de politique de développement des soins primaires. Au contraire, ses initiatives sont plutôt contre productives de la notion de travail en équipe de soins de 1er recours. Exemple le diabète : Sophia se développe malgré une évaluation médiocre, et l'assurance maladie, qui n'investit déjà pas sur les maisons de santé, freine Asalée, action de santé libérale et en équipe centrée sur les pathologies chroniques dont le diabète. Asalée est évaluée très favorablement, 500 médecins généralistes y sont engagés, 250 postulent et attendent. Mais les pouvoirs publics suivent l'assurance maladie et empêchent le développement de cette démarche, en restreignant Asalée aux zones déficitaires en médecins. On freine ainsi un système efficace, peu coûteux, reconnu par l'Igas dans son récent rapport sur le diabète.
Le Parlement ferait mieux de se pencher sur les facteurs réels de blocage de la réorganisation des soins primaires plutôt que de revenir de façon obsessionnelle sur les mesures coercitives. L'Etat devrait se décider à se comporter comme le manager qu'il n'est pas, chaque agence, chaque institution faisant SA politique, et créant SON système de santé. L'assurance maladie devrait cesser de faire semblant de vouloir le médecin traitant alors qu'elle fonctionne comme un assureur qui fait « du HMO » entre Sophia et Prado, un assureur qui se désengage des soins primaires, qui met des obstacles à l'action pragmatique des généralistes sur le terrain.
Si l'état n'a pas d'idées, ou ne sait pas faire, au moins qu'il nous donne les moyens et nous laisse faire !
Mais si l'État veut vraiment faire les soins primaires, base de la médecine de parcours, alors allons y, maintenant, car il ne reste à l'équipe au pouvoir... plus que 4 ans. C'est un an de moins.
 
 
 
 
 
La lettre aux Généralistes de mai 2013

Trop, c’est trop !

Le Dr Gérard Maudrux, président de la CARMF (voir plus bas), dans une interview accordée à la chaîne d’information Pratis TV, se fait l’avocat des praticiens très habiles à contourner les règles communes pour s’enrichir : des propos presque fraternels pour le Docteur et ancien ministre Jérome Cahuzac - qui, tout en faisant de la chirurgie esthétique grassement payée par ses clients, a profité des allègements de cotisations sociales du secteur I – et des propos outranciers sur la «rapacerie» des caisses d’assurances sociales et du fisc alors même qu’il préside depuis des années la CARMF...

Les paroles du Dr Maudrux sont tout simplement scandaleuses et indignes de la part d’un homme dont la responsabilité est précisément de collecter une partie des cotisations sociales de la profession médicale toute entière.
Que le président de la caisse de retraite des médecins s’exprime contre l’impôt est pour le moins curieux et ce genre de discours poujadiste d’une autre époque ne devrait pas être toléré par la profession, tant il va à l’encontre des missions de la CARMF.

Nous allons donc voir s’il est possible de se maintenir à la tête d’une institution en charge d’une part de la solidarité nationale, en dénigrant les bases même de cette solidarité.

Un tel «coming out» d’accapareur financier de la part du Dr Maudrux lui vaudra sans doute les faveurs des ultra-libéraux, mais sa place n’est certainement plus à la tête de la CARMF.

J-C Nogrette

Politique de Santé

 

Des déserts médicaux

Bien des communes rurales ou des quartiers de zones urbaines sont désertés de longue date par les services publics. Ils le sont aussi de plus en plus par les médecins généralistes et les professionnels de santé. Pour autant, les mesures adoptées à ce jour ne solutionnent pas vraiment les problèmes.

Pourquoi, alors même qu’aucun service public ne dessert certains villages ou quartiers urbains de sa présence utile et rassurante, un professionnel de santé - médecin, kiné ou infirmière - serait-il plus vertueux que l’Etat lui-même ? Pourquoi assurerait-il (ou elle) un service privé là même où l’Etat, pour des raisons d’économies budgétaires, refuse d’assumer ses obligations de service public ?

Les jeunes médecins en formation le disent fermement : ils ne s’installeront pas dans des zones reculées où l’emploi est encore plus sinistré que partout ailleurs et où il n’existe plus d’infrastructures publiques !
Les jeunes médecins – qui seront bientôt majoritairement des femmes –, sont mariés, ont une famille et ne reproduiront pas ce modèle passé du médecin de campagne ou du médecin de famille de quartier travaillant vingt heures sur vingt-quatre dans un sacerdoce qui n’est plus d’époque.

 

 

bien entretenus !

Il faudra, comme sur tous les autres aspects de l’aménagement du territoire, offrir des conditions plus attractives et des compensations fortes, si on veut voir une relève s’installer. A défaut, si l’on se refuse à cet effort, il faudra s’attendre à une vague d’installations de médecins en régime salarié !

Il suffit à cet égard de compter : un médecin salarié travaille 35 heures, soit un rendement très inférieur à celui d’un professionnel libéral pour lequel la semaine est de 70 heures ! Au total, la faible rentabilité fragilisera toute l’entreprise, il suffit d’observer ce que disent les mutuelles de leurs centres de santé.

Au total, à égale quantité de travail, il faudra doubler les effectifs et tripler le budget des soins ambulatoires !

Les récentes mesures gouvernementales mises en place pour stimuler les installations des jeunes médecins, pas plus qu’une éventuelle coercition, ne pourront résoudre la question. C’est pourtant tout ce qui nous est proposé à ce jour.

Les déserts médicaux seraient-ils soigneusement entretenus ?

J-C Nogrette

Profession

 
 

Retraites des généralistes :

 

Créée en 1949, la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF) est une des sections autonomes de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL). La CARMF ne gère qu'un seul de vos trois régimes de retraite ainsi que le régime invalidité temporaire (les IJ versées au 91ème jour…). Voyons ce qu’il en est de la retraite.

La CNAVPL gère la retraite obligatoire, la CARMF gère la retraite complémentaire, l’Avantage Social Vieillesse (ASV) est géré paritairement par la CNAM et vos syndicats professionnels dans le cadre de la convention. La CARMF assure le recouvrement des cotisations, le placement des fonds et la réversion.

Pour un bénéfice moyen de 60.000 euros, la cotisation annuelle du généraliste est de :

  • Régime obligatoire : 3.200 €,  ce qui correspond à 19 % des droits acquis
  • Régime complémentaire : 5.500 €,  ce qui correspond  à 42 % des droits acquis
  • Régime ASV : 1.500 €, ce qui correspond à 39 % des droits acquis. C’est la palme du meilleur placement pour les médecins en secteur I, puisque l’Assurance-Maladie prend en charge 2/3 de cette cotisation (contrepartie des tarifs encadrés conventionnés)

 

La retraite moyenne servie pour les généralistes en secteur 1 :

  • Est d’environ 1.000 € par année d’activité, soit environ 35.000 € par an pour une carrière moyenne de 35 ans (installation à 30 ans et retraite à 65 ans), soit 2.916 € par mois, soit encore un taux de remplacement de revenu d’environ 60 %
 

 
 

la vigilance s’impose

 

  •  Est indexée sur tous les revenus des MG secteur 1

Ni les cotisations, ni les prestations ne sont indexées sur le C. Par ailleurs, le revenu pris en compte pour l’assiette est toujours le revenu imposable,  les rémunérations forfaitaires sont donc incluses (forfaits, ROSP…)

Quelle démocratie à la CARMF ?
Il faut noter que les généralistes sont notoirement sous représentés à la CARMF. Rien d’étonnant : trop peu de généralistes se déplacent pour voter, alors même qu’ils représentent 50 % des médecins libéraux.

Il faut également savoir que le président de la CARMF, élu par les administrateurs nationaux, est un administrateur coopté - et non pas élu - ! Le Conseil d’administration de la CARMF peut comporter jusqu’à trois administrateurs cooptés par les administrateurs élus ! Etrange démocratie…  Ceci permet au président en place, qui est à la retraite, de se maintenir dans ses fonctions alors même qu’il n’est plus élu dans aucun des collèges depuis 5 ans !

A ceux qui s’interrogent sur sa ligne de défense des intérêts des médecins en secteur 1, rappelons qu’il était partisan, en 2011… de la fermeture pure et simple du régime ASV (régime bien moins intéressant pour les spécialistes en secteur 2 !).

Gardons bien à l’esprit ces données !

 

JC Nogrette, généraliste à Feytiat (87)
M Pelaudeix, généraliste
et administratrice CARMF (87)

 

Métier

 


 

Calendrier vaccinal 2013... ça décoiffe !

 

Le calendrier vaccinal 2013 introduit une véritable rupture, tant en ce qui concerne la vaccination du nourrisson que des rappels prévus chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte.

En voici un petit résumé :

1. Pour le DTP coq :

  • Chez l'enfant : suppression du schéma, de type «3+1», par un schéma simplifié «2+1» comportant deux injections aux âges de 2 et 4 mois, suivies d’un rappel avancé à l’âge de 11 mois 
  • Chez l'adulte : rappels désormais à âge fixe et non plus à des intervalles de temps, donc à 25, 45 et 65 ans
  • Au-delà de 65 ans, un intervalle de 10 ans est recommandé, soit rappel à 75, 85 ans, etc…

 

2. Pour les enfants en collectivité et en dehors d’une période d’épidémie de rougeole, un retour à l’âge de 12 mois pour le 1er ROR
 

 


 

 

 

3. Avancement à l’âge de 11 mois des rappels contre l’hépatite B (VHB) et contre les infections invasives à pneumocoque (PnC), selon le schéma de vaccination 2, 4, 11 mois
4. Avancement à partir de 11 ans pour la vaccination à HPV
5. Pour les autres vaccinations (hépatite B, méningo...)

Voir la suite ici

 

ABC de nomenclature pour la visite à domicile

Acte "emblématique" et "historique" du médecin généraliste français, la visite à domicile a considérablement évolué depuis une dizaine d'années.... et la cotation s'est en parallèle considérablement complexifiée !

Voici une synthèse de ce qu'il faut retenir pour bien remplir les feuilles de soins en visite à domicile.

Pratique

 


 

Tabac : baisse de la consommation

 

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2013, plus de 11.554 milliards de cigarettes ont été livrées aux buralistes de l'Hexagone, soit une baisse de 8,6 % en volume et de 2,5 % en valeur, selon des chiffres publiés par Altadis Distribution France.

Cette baisse en valeur va se traduire par une baisse des recettes de l'Etat (15,5 milliards d’euros en 2012) qui collecte en taxes diverses (TVA comprise) plus de 80 % du prix des cigarettes.

 

L'espérance de vie n'augmente plus en années sans incapacité

En France, comme dans le reste de l'Europe, l'espérance de vie en bonne santé a stagné entre 2005 et 2011, surtout en ce qui concerne les femmes + 0,3 an (considéré comme "non significatif"), les hommes ayant pour leur part gagné 1,2 an, soit nettement plus que la moyenne européenne.

 

 

 

 


 

Site internet du jour : Traducmed

 

TRADUCMED est un site Internet créé pour permettre au personnel médical d'estimer une situation en l'absence de traducteur et d'évaluer les urgences médicale, sociale ou administrative.

Ce site permet également d'expliquer au patient le déroulement de l'examen médical.Il propose des traductions sonores d'un interrogatoire médical en Français et des phrases d'explication de la prise en charge médicale.

 

A vos agendas

6 juin 2013 : Colloque MG France  « Les inégalités sociales de santé : un défi pour la médecine générale », Maison des Métallos, 75011 Paris (Métro Couronnes)

22 au 24 nov 2013 : Congrès de MG France, à Marseille, au World Trade Center.

Renseignement et inscriptions : Françoise Abitbol

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Tél : 01 43 13 13 13

 
Guide de cotation de la Visite à domicile
v-topo.jpg Acte "emblématique" et "historique" du médecin généraliste français,la visite à domicile a considérablement évolué depuis une dizaine d'années.

 

 

Voici une synthèse de ce qui est cotable sur les feuilles de soins.

 

=> Accès au topo complet ICI

 
Lettre aux Généralistes du 12 avril 2013
La Lettre aux Généralistes     du 12 avril 2013

Etes-vous P4P, ROSP ou anti ?

Les premières Rémunérations sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) prévues par la Convention vont vous être versées bientôt. Chaque généraliste peut engranger les revenus de cette ROSP sans états d'âme.

Usine à gaz quand on est gentil, médecine soviétique pour les plus virulents, le moins qu'on puisse dire est que cet aspect de la Convention a troublé les esprits de bien des généralistes.

La situation antérieure à cette nouvelle rémunération doit être rappelée : 17 000 MG sur 55 000 ont, en 2011, avant la Convention actuelle, signé un CAPI (Contrat d'amélioration des pratiques individuelles). Tous ces confrères avaient librement choisi, par un contrat individuel avec l'assurance-maladie, de mettre une partie de leur rémunération sous condition de performance. Il était quasi impossible de renier cet effectif important au moment de la signature de la nouvelle convention qui a repris en partie le principe dénommé « P4P » (Pay for Performance chez les anglo-saxons).

MG France était contre le CAPI et a accepté la convention. Peut-on parler de volte-face ? La réponse est clairement « Non ».

Non, car la nouvelle Rémunération sur Objectifs de Santé Publique prévue par la convention est différente :

  • La structure du cabinet médical est enfin valorisée : l'équipement informatique moderne et à jour rapporte à lui seul une grosse part de ce que vous toucherez. C'est justice quand on voit les prix de nos logiciels et de leur maintenance s'envoler.
  • Ce « contrat » est collectif : nous ne sommes plus seuls face à l'assurance-maladie. Les généralistes sont, tous ensemble, représentés par leurs syndicats qui font modifier tous les points litigieux qui remontent du terrain. C'est ainsi qu'ont été établis des taux intermédiaires pour les objectifs « médicaux » qui permettront d'être rémunéré un minimum. Autre exemple : le taux de télétransmission exigé par les caisses a été revu à la baisse pour tenir compte des actes en visite, des cartes vitales oubliées par les patients etc.

Evidemment, il subsiste des éléments contestables. Mais attention : chaque objectif est indépendant des autres et il n'y a aucune sanction pour les objectifs non atteints. Tout cela peut être corrigé, petit à petit, par la négociation paritaire. Les membres du syndicat des généralistes y travaillent.

Pour l'assurance-maladie, nos pratiques sont hétérogènes, le signe de ce qui serait un manque de qualité. Les généralistes savent parfaitement que c'est plutôt le signe de la diversité au sein de nos patientèles : diversité sociale et économique dont nous connaissons l'impact sur le recours aux soins des populations.

En attendant, chaque généraliste peut engranger les revenus de cette ROSP sans états d'âme. Il s'agit d'un nouveau mode de rémunération. C'est aussi notre dû.

Dr JC Nogrette, Feytiat (87)

Politique de Santé

 

SOPHIA

ou comment dépenser plus et mal

 

Le programme SOPHIA, lancé par la CNAM en 2009, propose aux patients diabétiques un « coaching » personnalisé pour les aider à mieux gérer leur maladie. Pour atteindre cet objectif, des moyens importants ont été mobilisés.

Plate forme téléphonique, site Internet, brochure, ligne téléphonique dédiée avec infirmier(e)s formé(e)s pour répondre aux questions des patients… l'assurance-maladie n'a pas lésiné sur les moyens. Son but est d'investir dans la gestion de la maladie pour diminuer son coût global. 226 000 adhérents sur 1,8 million de personnes diabétiques sont éligibles à ce service.

L'information du médecin traitant, importante dans la gestion de la maladie, a été réduite à la portion congrue avec une simple demande d'accord. Que l'assureur qu'est la CNAM s'inquiète du coût du diabète est compréhensible. Mais les généralistes peuvent s'étonner qu'il implique si peu le médecin traitant.

Le bilan de SOPHIA est si mauvais que l'IGAS (l'Inspection Générale des Affaires Sociales) s'en est émue en avril 2012. Cette évaluation initiale a été réalisée dans des conditions qui posent problème. Le rapport complet n'est toujours pas publié et il est anormal, voire scandaleux, que la généralisation du dispositif soit déjà lancée.

 

 

 

 

 

La CNAM s'obstine à promouvoir un programme cher et peu efficace : le coût par adhérent a varié entre 396 euros et 115 euros entre 2009 et 2011 – selon l'IGAS - et, in fine, les économies par patient inclus dans le programme sont dérisoires (54 euros sur les soins ambulatoires et 172 euros sur les soins hospitaliers). Un bilan consternant, surtout en ces temps de disette économique. La sécu a commencé par le diabète, mais demain ce modèle français de "disease management" sera étendu à d'autres pathologies (l'asthme est déjà sur les rangs).

Au quotidien, les médecins traitants font mieux que la CNAM, et certainement pour bien moins cher, dans des réseaux de soins comme ASALEE (Action de Santé Libérale En Equipe) dont l'efficacité est évaluée et reconnue.

La gestion des maladies chroniques est le cœur du métier des généralistes. Nous le faisons bien, avec l'aide des autres professionnels de santé, organisés ou non en réseaux de soins.

Une maladie chronique se gère au plus près et non pas à distance et par téléphone.

Quand un assureur se mêle de faire de la médecine.... il se trompe de métier !

Dr Florence Lapica (Lyon)

Profession

 

Inégalités sociale de santé (I.S.S.) :

Un défi pour la médecine générale

 

Plusieurs études récentes ont mis en évidence en France l'existence d'inégalités sociales de santé liées au milieu d'origine. Un milieu d'origine défavorisé, des conditions de vie et un niveau d'éducation moins bons, des ruptures au long de son parcours de vie, des parents en mauvaise santé… sont autant de facteurs explicatifs d'une plus mauvaise santé à l'âge adulte. L'espérance de vie en bonne santé peut être inférieure de 10 ans en fonction du milieu social d'une personne.

Les inégalités sociales de santé ont fait récemment irruption dans le débat public.

Que signifie ce constat et quel est son impact sur notre pratique quotidienne, à nous médecins généralistes ?

  • Un système de santé mieux organisé peut-il permettre de renverser la tendance ?
  • Quelles propositions concrètes peuvent influer sur la construction de politiques publiques plus égalitaires ?
  • Quelles expériences concrètes ont pu être inventées sur le terrain pour faire face ?
 

 

 

 

 

Pour aborder ces questions et élaborer quelques réponses utiles en vue de l'action, MG France vous invite à un colloque riche de sens et d'équité. Il se tiendra à Paris en présence de professionnels de santé des soins primaires, d'experts en matière de politique de santé sous le thème :

« Inégalités sociales de santé.

Un défi pour la médecine générale »

Jeudi 6 juin 2013

de 9h30 à 13h à la Maison des Métallos

94 rue J-P Timbaud 75011 Paris - M° Couronnes

Pour vous inscrire cliquez ici

Renseignements : 01 43 13 13 20
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Inscriptions : 01 43 13 13 13
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Métier

 

Collaborateur libéral : mode d'emploi

 

Le collaborateur libéral est un médecin thèsé qui souhaite un mode d'exercice à mi-chemin entre le remplacement et l'association. Il est professionnellement indépendant du médecin titulaire et personnellement responsable de ses actes professionnels. Le titulaire, unique propriétaire du cabinet, reste entièrement maître de sa gestion, choisit le matériel, etc. Il bénéficie d'un atout majeur : il n'est plus seul face à une clientèle croissante et peut partager les frais de fonctionnement du cabinet avec un confrère. Le collaborateur libéral, en se constituant une patientèle personnelle, peut préparer son avenir. Une collaboration libérale qui fonctionne bien pourra se terminer par un contrat d'association. Un collaborateur libéral entre dans le dispositif du parcours de soins et peut devenir médecin traitant de ses patients.

Qui peut être collaborateur ?

  • Un médecin thèsé.
  • Le collaborateur ne peut pas être un médecin installé.
  • Le collaborateur peut continuer à effectuer des remplacements chez un autre confrère. Il devra alors tenir informé le médecin titulaire du site de ses activités parallèles.
 

 

 

Qui peut recevoir un collaborateur ?

Tout médecin installé, à l'exception d'un médecin suspendu du droit d'exercer.

En pratique :

  • Médecin et collaborateur devront établir un contrat qui doit préciser en particulier la durée, indéterminée ou déterminée - auquel cas, il convient de préciser les conditions de son renouvellement, les modalités de rupture éventuelle, avec indication d'un délai de préavis et les conditions de rémunération. Le collaborateur peut se faire remplacer pendant ses congés ou en cas de maladie.
  • Le collaborateur libéral doit informer le Conseil de l'Ordre (COD) de son département de cette activité et lui transmettre un exemplaire du contrat (en projet ou signé).
  • Le collaborateur devra se déclarer auprès de la CARMF, de l'URSSAF, prendre une assurance en responsabilité civile professionnelle et contacter la CPAM pour ses feuilles de soin.
  • Le titulaire du cabinet n'a aucune formalité à accomplir, sauf à demander l'accord écrit de son associé ou de ses associés (qui, le cas échéant, devra accompagner la transmission du contrat au COD).

Pratique

 

 

Barème kilométrique automobile 2012 : c'est la rigueur !

Cela va bientôt être le moment de remplir sa déclaration d'impôts et le barème kilométrique 2012 vient de paraître: non seulement il reste inchangé par rapport à celui de l'an dernier (c'est bien connu les prix de l'essence, des garagistes... n'ont pas bougé !) mais en plus il est plafonné à 7 CV pour les véhicules.
Ceux qui font des kilomètres pendant leur garde dans les campagnes, la nuit ou le WE, auraient toutefois apprécié de bénéficier d'un peu de confort....et apprécieront !
Pour en savoir plus :

Consulter le barème kilométrique 2012

 

Pensez à coter la VL !!!

Depuis février 2012 vous pouvez coter la Visite Longue (VL)

Cette cotation peut se faire une fois par an, en présence du patient et de son aidant habituel, à domicile ou en EHPAD ou tout autre lieu de résidence. Elle concerne les patients atteints d'une pathologie neuro-dégénérative identifiée (Alzheimer, Parkinson).
L'acte peut être renouvelé si l'état du patient le justifie.

VL + MD (+/- IK) = (Vx2 + MD +/- IK ) = 56 euros ( +/- IK)
En savoir plus

 

 

 

Le site internet du jour : Antibiolor

Donner l'antibiotique le plus adapté au cas du patient est une tâche parfois difficile en raison d'une série d'incertitudes génératrices de prescriptions inadéquates : diagnostic imprécis, absence de documentation micro-biologique, méconnaissance des recommandations, pression du patient ou de son entourage, crainte d'une aggravation clinique....

Quel bonheur alors que de retrouver, avec Antibilor, sur une seule page très synthétique toute une collection de référentiels d'antibiothérapie utiles en médecine de ville classique, le tout rédigé de façon simple, très didactique, et classé par rubrique.

A mettre dans vos favoris avec les fiches pratiques pour antibiothérapie

 

Les majorations de garde régulée cumulables avec la CCAM

 

Il existe une règle de "non-cumul" des actes de NGAP (C,V..) avec ceux de la CCAM (Classification commune des actes médicaux). Il existe toutefois quelques exceptions comme le cumul possible de l'ECG et récemment le frottis à mi-tarif.

MG France a obtenu que les majorations de garde régulée (VRN, VRM, VRD) soient cumulables avec les actes de CCAM.
Ce qui ne donne pas exemple pour un acte d'urgence vitale à domicile (YYYY010) avec ECG en garde régulée (1ère partie de nuit) :

YYYY010 + DEQP003 + YYYY490 + VRD +/- ID = 110.36 € +/- ID

 




 
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26-05-2013
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